08.02.2006

Une quête de sens

Beaucoup de gens essayent de donner un sens à leur existence, tentent de comprendre « l’ absurdité de la vie » comme dirait Albert Camus. La quête du sens est le propre de l’Homme en manque, de celui qui a soif. De celui qui cherche mais qui n’a trouvé que des réponses fades et sans saveurs. Elle est aussi le fait de l’Homme conscient du caractère éphémère de la vie terrestre, de l’illusion de bâtir des palais de marbre pour s’acheter l’immortalité et vaincre le désespoir.
A cette question profonde, Jésus nous apporte une réponse, plutôt un exemple. Un exemple d’humilité et d’amour.
Alors que les disciples de Jésus se disputent pour savoir qui est le plus grand parmi eux, il leur dit :
« Si quelqu’un veut être le premier, il doit être le dernier de tous et le serviteur de tous » (Ev Marc 9 v35). Jésus nous enseigne que rangs et titres ne comptent pour rien devant Dieu. Celui qui veut véritablement suivre Jésus, poursuit son chemin dans un esprit d’humilité et de service, en particulier parmi les pauvres et les méprisés. C’est le fait de servir l’autre, de l’aimer qui donne sens à son existence.
Tel est son message : Nous rabaisser (non pour devenir l’esclave de l’autre) mais pour nous mettre à la disposition de l’autre dans le besoin, en toute humilité avec la conscience de nos limites et de nos insuffisances, et par amour.


CA

Avis aux curieux

Que faut-il pour faire un réseau ?
Beaucoup de curiosité, de patience, de confiance, deux roues (et oui ! ça rend disponible tout en se moquant du dernier métro) et un petit air d’ailleurs.

Qui a commencé ?
Helena qui vient du plat pays des tulipes et des vélos, casque compris. La curiosité, beau défaut, c’est elle ! « Mais où sont les jeunes protestants à Paris ? » La patience et la confiance, c’est encore elle. Helena guette les frais minois du temple de l’Oratoire, elle leur propose monts et merveilles, pots et soleil après le culte.
Vient alors Juliette : « tiens ! quelle bonne idée ! c’est ce que j’attendais »
Puis Alexis qui a l’air surpris : « ah ! vous aussi ? »

La curiosité tirée par la générosité, Helena contacte l’aumônier des étudiants, qui contacte les « Zautorités » de l’Eglise réformée, qui contactent les autres groupes… et tous disent : « oh ! comme c’est étrange ! c’est justement ce qu’on cherchait ; élargir les rencontres, croiser les idées, faire de grands coups ensemble, c’est comme un apport en vitamines pour notre groupe, c’est comme un copinage qui n’a pas le temps de vieillir en se repliant sur lui »

On n’imagine pas ce qui peut sortir de cette qualité qu’on dit « vilain défaut » : la curiosité finit par déplacer des foules. Regardez au tout début de l’évangile de Jean (chapitre 1, versets 35 à 51), la série de questions :
« que cherchez-vous ? »
« où demeures-tu ? »
« qu’est-ce qui peut sortir de bon de Nazareth ? »
« d’où me connais-tu ? »

Ces questions, c’est comme une course de relais entre Jésus, 2 disciples de Jean-Baptiste, André et son frère Simon Pierre qui ont entendu dire que… Philippe du même village que les 2 précédents, Nathanaël qui passe par là… La curiosité de tous est piquée par Jésus qui leur fait voir… quoi ? Ce qu’ils attendaient depuis tellement longtemps sans oser se le dire. Jésus qui finit par avouer au dernier arrivé… « Tu verras des choses plus grandes encore »

Tu passes par là, tu es curieus(e), « viens et vois » clique par-ci et par-là, entre dans le réseau et passes l’info. à….

Régina Muller
AUP

17:45 Publié dans Edito | Lien permanent | Envoyer cette note