08.02.2006
Plateforme jeunesse
Le 7 octobre 2005, les responsables des groupes de jeunes de l’ERF de la région parisienne se sont réunis pour une plate-forme, sous la présidence du pasteur Jean-Charles Tenreiro, à l’Oratoire du Louvre. Quinze paroisses et groupes étaient représentés. Cette belle rencontre a permis de faire un bilan de la vie de chaque groupe : son programme, ses participants, … Nous avons pu remarquer la diversité des activités proposées, de l’aide humanitaire au partage biblique en passant par la musique et le théâtre. Cette richesse nous incite à partager ces temps de réunion, à nous ouvrir les uns aux autres, à nous rencontrer plus fréquemment. Pour cela, nous allons vers la mise en place d’éléments de communication permettant la coordination régionale des groupes de jeunes. Et bientôt, une page du site régional de l’ERF sera consacrée aux activités et au dialogue pour la jeunesse. De plus les responsables se sont fixé un rendez-vous le 24 mars 2006, à l’Oratoire du Louvre, pour mettre en place une rencontre régionale des jeunes pour la fin de l’année scolaire. Un beau pas vers l’avenir !
Par ailleurs, nous invitons tous les responsables de groupes et tous les jeunes intéressés par de plus amples renseignements sur les activités, les thèmes, les lieux et les dates, à nous contacter dès maintenant soit par le bureau de la région soit à l’adresse e-mail : jeunesdeloratoire@hotmail.fr .
Helena Koning et Juliette Lauverjat
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Les jeunes protestants fêtent Noël
Le 14 décembre : des mages étourdis pour un noël franco-libanais
Les mages s’en sont retournés… ça c’est ce qu’on sait depuis toujours.
Mais l’esprit tourneboulé par Celui que leurs yeux avaient vu, il semble qu’ils se soient trompés de direction. Ils s’en sont allés mais aux antipodes de la destination raisonnable : non pas vers l’Orient d’où ils venaient, mais en Occident.
Chez nous ! à l’ouest !
Ces Libanais maronites qui sont venus nous raconter comment ils vivaient l’événement de Noël sont complètement à l’ouest !
C’est ce qu’on aurait pu dire en les regardant chanter, les yeux fermés, tout absorbés par leurs hymnes en langue araméenne. Ces mélodies populaires des premiers siècles transformées en chants liturgiques montaient en volutes râpeuses dans la crypte de la paroisse du Marais.
Et nous aussi, nous étions comme détournés des « noëlleries » habituelles. Sapin, bonbons, lumières et cadeaux… on aurait pu remballer l’attirail fait pour nous mettre dans l’ambiance nostalgique des noëls qui ont le charme de n’être plus. Le père Samer avec la puissance évocatrice de son ton, nous a transportés dans les montagnes libanaises et c’était comme si nous étions nous-mêmes ces chrétiens qui invitaient à leur table tous les voisins démunis, qu’ils soient maronites, protestants, melkites, druzes ou musulmans. « Dans un pays où le christianisme est vraiment minoritaire, on n’a pas le réflexe de mettre en avant sa dénomination, ou de fêter les moments forts chacun pour soi. On tient à vivre plus encore qu’à montrer, l’accueil que Dieu adresse à tout homme. On est avant tout chrétien, et ça prend une signification très concrète rien que parce que Jésus a connu nos contrées, Tyr et Sidon. Naturellement, Jésus a le visage de notre voisin »
Mais chacun sait qu’il est difficile de se refuser au charme des ambiances familiales, alors nous avons chanté les standards de Noël en anglais, en espagnol, en allemand et nos invités on pu reprendre leur direction vers cet Orient qu’ils avaient si bien introduit parmi nous. « Douce nuit » en arabe, c’est tout aussi dépaysant qu’une mélopée syriaque.


